| Hufeland | |
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Le 13 novembre 2004 LArt de prolonger la vie par la macrobiotique , traduit et annoté par le Dr. J. Pellagot en 1871 |
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| Étonnamment ce livre dormait depuis 1903 sur un rayon de la bibliothèque publique de Washington D.C. Comment sest-il retrouvé là? Pourquoi a-il été mis en vente sur un site internet de livres anciens où jai eu lopportunité de le découvrir parmi des millions dautres? Mystère !! Et par quel périple étrange ce livre en français est-il parvenu aux Etats-Unis début du siècle passé, à attendre son heure, nul ne le saura jamais. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, ce livre ne fut jamais consulté en un siècle, certainement parce quil était écrit en français, ce qui a eu comme résultat son excellent état de conservation. |
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Le Dr. Christoph Wilhem Hufeland ( 1762 - 1836 ) était le premier médecin du roi de Prusse. Il est reconnu comme le précurseur le plus célèbre de la médecine préventive ANTI - AGING. A travers son livre LArt de prolonger la vie par la macrobiotique paru en 1797 , Hufeland est devenu mondialement connu, et son enseignement constitue encore à lheure actuelle la base dune éthique globale des mouvements anti-aging.
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Bien qu'allopathe il fut le maître et l'ami de Samuel Hahneman. Il publia des articles de Hahneman sur l'homéopathie, entretint une correspondance régulière avec lui. En 1826 il écrit un article où il montre les avantages de l'homéopathie et conclut : "le temps jugera". ******* Ce que lon peut dire, cest que lenseignement de Georges Ohsawa est la quintessence et laboutissement de différents courants orientaux et occidentaux rassemblés sous la bannière macrobiotique depuis des millénaires et ayant tous comme ultime objectif commun lamélioration de la condition humaine et la prolongation de la vie.
Malheureusement la macrobiotique bien quuniverselle, na pas réussi à simposer comme une alternative au développement fulgurant dune civilisation industrielle du profit anarchique, sans éthique morale et ne rencontrant pratiquement plus aucune opposition. Son pantagruélique appétit met en question lexistence même de lHomme. Ses rejets nauséabonds détruisent chaque jour un environnement, qui avait permis le développement de la biodiversité du vivant depuis des millénaires sur la planète TERRE. ******* Numérisation du livre de C.W. Hufeland LA MACROBIOTIQUE par le procédé informatique du scanner OCR. Ce livre comprend 660 pages :
Chaque mois Florence et moi-même allons nous attacher à publier après numérisation des extraits du livre de C.W. Hufeland sur le site < lamacrobiotique.com>. Nous débutons immédiatement par la préface. Nous vous en souhaitons bonne lecture, et nous dirons comme C.W.Hufeland : «Il suffit pour notre satisfaction davoir la conviction, que ces écrits pourront vous être utiles et contribueront à lamélioration de la condition humaine ». ******* LArt de prolonger la vie ou la macrobiotique
PREFACE
La vie humaine considérée au point de vue physique, est une opération particulière de chimie animale, un phénomène dû au concours des forces réunies de la nature et d'éléments matériels sans cesse changeants. Cette opération, comme toutes celles qui sont d'origine physique, doit avoir des règles, des limites et une durée précises, en tant qu'elle dépend de la quantité de forces et de ma- tières par elle employée, du mode d'utilisation de ces forces et de plusieurs autres circonstances internes et externes mais de même que les autres opérations de même nature, on peut aussi l'aider ou y mettre obstacle, la hâter ou la retarder. Par la détermination précise de son principe et de ses besoins, et en se fondant sur l'expérience, il est possible d'arriver à déterminer les conditions de son accélération, et de son abréviation, de son ralentissement et par conséquent de sa prolongation. II est donc possible aussi d'établir des règles de régime et de traitement médical pour la vie, dans l'intention de la prolonger, et c'est là l'origine d'une science particulière, la macrobiotique ou l'art de prolonger la vie. C'est cette science que nous nous proposons d'exposer dans cet ouvrage. II ne faut pas confondre cet art avec la médecine ordinaire ni avec l'hygiène médicale, elle a un autre but, d'autres moyens, d'autres limites. Le but de la médecine est la santé, celui de la macrobiotique est une longue vie. Les moyens, employés par la médecine, s'adressent uniquement à l'état actuel pour le modifier, ceux de la macrobiotique visent l'ensemble de la vie. Pour la première, il suffit de pouvoir rétablir la santé perdue; mais elle ne s'inquiète pas, une fois qu'elle a guéri, de savoir si la vie sera prolongée ou abrégée; tel est, en effet, le résultat de plus d'un traitement médical. La médecine est obligée de regarder toute maladie comme un mal, qu'il faut détruire à tout prix; la macrobiotique croit que certaines affections peuvent être des moyens de prolonger l'existence. La première de ces sciences, à l'aide d'agents toniques et d'autres remèdes, s'efforce d'amener l'homme au point le plus élevé de l'énergie physique et de la vigueur; tandis que la deuxième enseigne que cette perfection doit avoir un maximum, et que trop de forces peuvent être une cause d'accélération dans la marche de la vie, et par conséquent doivent en abréger la durée. La médecine doit donc être considérée seulement comme une auxiliaire de la macrobiotique; elle lui servira à reconnaître les maladies, ces ennemies de notre existence, à nous en garantir à les faire disparaître; mais elle ne viendra qu'au second rang, après la macrobiotique. De tout temps on a désiré prolonger la vie, ce fut toujours là un but convoité de l'humanité; mais que de contradictions, que d'erreurs dans les idées, qu'on se fit et qu'on se fait encore sur ce sujet de la conservation et de la prolongation de notre existence! Le rigide théologien sourit devant une pareille entreprise, et demande si chaque créature n'a pas un but fixé à l'avance, et quel est celui qui peut espérer prolonger sa vie de l'épaisseur d'un cheveu ou de la durée d'une minute? Le médecin praticien nous interpelle en nous disant: Qu'allez-vous chercher? Des moyens spéciaux de prolonger la vie? Servez-vous de mon art, conservez la santé, empêchez les maladies de se produire, et guérissez celles qui se déclarent; voilà la seule voie qui conduise à une longue vie. L'adepte nous offre son élixir, en affirmant que celui-là seul, qui en boit avec persévérance, peut espérer d'atteindre une grande , vieillesse. Le philosophe s'efforce de résoudre le problème, par le mépris de la mort, et il vous enseigne à doubler l'étendue de votre vie, en en bien usant. La légion innombrable des empiriques et des charlatans, qui s'est emparée de l'esprit de la multitude, la maintient dans là croyance qu'il n'est pas d'autre moyen de devenir vieux, que de se faire saigner à temps, ou bien mettre des ventouses, ou bien encore de se purger, etc., etc. Il m'a donc paru utile, et même nécessaire, de chercher à redresser les idées qu'on se fait sur cet important sujet, et de les ramener à certains principes simples et solides, en un mot, de donner à l'art qui nous occupe, une suite, un ordre systématique, dont il a manqué jusqu'à présent. Depuis huit années, cette pensée a été l'objet des méditations préférées de mes heures de loisir, et je serais heureux, si elle pouvait être aussi agréable et utile aux autres, qu'elle l'a été pour moi. Oui, même à cette époque troublée et meurtrière (1796), j'ai trouvé ma consolation; ma distraction la plus efficace dans la recherche des moyens de prolonger la vie. Le principal but de mes efforts fut d'abord; de fonder systématiquement la doctrine de la macrobiotique, et de révéler les moyens dont elle dispose; mais, insensiblement, j'ai été amené à traiter quelques sujets accessoires, que je dois indiquer ici, pour faciliter le jugement de l'ensemble. Cette voie me parut convenable, pour arriver à donner à plusieurs principes diététiques un intérêt plus grand et une portée plus générale, parce qu'il m'a semblé qu'on produisait moins d'effet sur l'esprit, en disant: Telle chose ou tel régime est sain ou est malsain, car il n'y a là qu'une affirmation relative, dépendante de la force ou de la faiblesse de la constitution et d'autres circonstances accessoires, que si l'on affirme que ces choses et ce régime prolongent ou abrègent la vie. Dans ce dernier cas, en effet, le précepte paraît moins émaner du hasard, et le jugement, qu'on en porte, n'est plus subordonné aux conséquences immédiates. En outre, j'avoue que ce travail est peu à peu devenu, à mon insu; une espèce d'archives, dans lesquelles j'ai déposé mes idées favorites, où en maints endroits je me suis laissé aller à des digressions cosmopolites, joyeux de relier ces idées à un sujet aussi beau que celui qui a pour but de prolonger la vie. D'après le point de vue auquel je me suis placé, il était naturel que je ne traitasse pas mon sujet uniquement en médecin, je devais aussi en aborder le côté moral. Peut-on, en effet, parler de la vie humaine sans entrer en rapport avec le monde moral, qui s'y trouve si intimement lié ? Au contraire, mon profond sentiment, en écrivant ce livre, a été que l'homme et sa mission morale ne peuvent être séparés du physique; et peut-être, sera-ce le service rendu par ce livre, que de confirmer aux yeux de certaines gens la certitude et la valeur de la loi morale, en leur montrant qu'elle est indispensable à la conservation et au prolongement de la vie, et de prouver d'une manière irréfragable, non seulement que le physique chez l'homme a été conçu sur un plan conforme à sa haute destinée morale, ce qui différencie grandement sa nature d'avec celle des animaux, mais encore que l'homme, sans culture morale, est en contradiction continuelle avec son essence, tandis qu'il devient, grâce à cette culture, la créature la plus accomplie, même au physique. Puissé-je être assez heureux pour atteindre ainsi le double but, non seulement de rendre la vie des hommes plus saine et plus longue, mais encore de contribuer à sa moralité. Je puis assurer du moins que c'est en vain qu'on cherchera à obtenir la longévité, en dehors de celle-ci, et que la santé du physique et celle du moral sont liées aussi intimement l'une à l'autre que l'âme l'est au corps. Elles émanent de la même source, se confondent ensemble, et de leur union résulte le modèle accompli de la nature humaine. Je dois rappeler encore que ce livre n'est pas fait seulement pour des médecins; il est destiné à la masse du public. Cela m'a imposé le devoir de traiter mon sujet, dans certains chapitres, d'une manière plus concise; tandis que, dans d'autres endroits, je me suis montré plus explicite, que je ne l'eusse été si je m'étais adressé uniquement à des médecins. Ceux que j'ai eus, avant tout, présents à l'esprit, c'est particulièrement les jeunes gens, car ma conviction est: que, c'est surtout à cette période de la vie que l'on peut jeter les bases d'une existence saine et longue, et que c'est par une négligence coupable, qu'on n'enseigne pas à la jeunesse des principes si précieux pour leur futur bien-être. C'est donc à dessein, que j'ai fait surtout ressortir les recommandations les plus importantes à cet âge, et que je me suis attaché à écrire ce livre de manière à ce qu'il pût être mis sans péril entre les mains des jeunes gens. Ce serait pour moi un grand sujet de joie, si non seulement on leur en recommandait la lecture, mais encore si, dans les écoles, on l'utilisait pour apprendre à la jeunesse quelles sont les conditions les plus avantageuses à notre bien-être physique. Je le répète encore, ces notions doivent être données à l'enfant encore à l'école: au collège, il sera souvent trop tard. C'est sous forme de leçons que je publie ce livre, parce qu'il traite de matières dont, pendant trois étés consécutifs, je fis le sujet de conférences publiques, et j'ai cru qu'il était d'autant moins nécessaire de changer cette forme, qu'elle donne au sujet quelque chose de plus pénétrant et de plus attachant, en un mot, qu'elle rapproche le livre de l'enseignement oral. On me pardonnera de n'avoir pas toujours indiqué la source de tous les faits et de toutes les citations, mais j'ai craint de rendre cet ouvrage trop volumineux et trop coûteux. Je dois du reste avertir que, pour les cas de longévité chez l'homme, j'ai mis beaucoup à contribution l'Historia vitae et mortis de Bacon. Enfin je suis prêt à reconnaître, qu'on aurait pu faire autrement, d'une manière plus complète et plus parfaite. Il suffit pour ma satisfaction d'avoir la conviction, que personne ne peut m'enlever, que cet écrit pourra et même devra être utile. C.W. Hufeland - Iéna, juillet 1796. C'est pour moi une grande joie, une récompense précieuse dans ma vieillesse, que ce livre, écrit il y a trente ans, soit encore lu et puisse être encore utile, et que, malgré les réimpressions continuelles, une nouvelle édition correcte et loyale soit devenue nécessaire. Ç'a été pour moi une occasion de le corriger, en maints endroits, et de le compléter. J'y ai même ajouté un nouveau chapitre, celui qui a pour titre: Application spéciale des lois de la vie aux divers tempéraments, constitutions et manière de vivre des hommes. Je crois que cette addition contribuera à l'intelligence et à l'utilité de cet ouvrage. Celte nouvelle édition relie d'une façon miraculeuse ma vieillesse à ma jeunesse, et une émotion profonde et reconnaissante s'empare de moi, quand je rapproche l'origine de ce livre du succès inespéré qu'il a obtenu. Peut-être n'est-il aucun écrit, qui vienne autant du fond du cur que celui-ci ; peut-être n'est-il aucun livre, qui ait été écrit avec moins d'intentions d'en publier un. L'idée m'en a préoccupé dès ma première jeunesse; je la portais partout avec moi, et, dès l'année 1785, une de mes occupations favorites de chaque jour était de chercher à élucider sur ce point mes idées, et de les écrire, quand j'y étais parvenu. Mais c'étaient les tranquilles matinées, que je consacrais à ce travail. C'était ma prière du matin, et je n'avais pas l'intention d'écrire un livre, mais seulement d'épancher mes convictions et mes sentiments les plus intimes, en les présentant à la lumière de l'éternelle vérité, en les soumettant à son examen, et en les lui consacrant, pour qu'ils contribuassent au bonheur des hommes. Plus tard, l'idée me vint de mettre en ordre ces travaux épars, et après neuf années d'un nouveau travail, ce livre parut, pour la première fois, en 1796. Dieu l'a béni. Par des exemples certains, je sais qu'il a servi à maintenir beaucoup de jeunes gens, dans le chemin de la vertu et de la modération. Que le Seigneur reçoive nos actions de grâces, qu'il continue de protéger ce livre, et que celui-ci puisse encore, après que je n'y serai plus, faire un peu de bien, propager la pureté, l'innocence, la modération, le sens religieux, au physique comme au moral, dans le cur des jeunes gens, et contribuer ainsi à leur procurer en ce monde la santé et la longévité. C. W. HUFELAND. Berlin, le 27 octobre 1833. |
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